Post 1 - Un samedi soir au zoo

Post 1 - Un samedi soir au zoo
Le samedi soir, nous le savons tous, est propice aux sorties. Bars, restaurants, et surtout boites de nuit. Pour tous les couples c'est le moment de montrer au monde à quel point ils s'aiment, pour les célibataires c'est le moment de se vendre.
Je ne peux m'empêcher de me demander si les gens seuls sortent réellement pour danser ou pour draguer ?
Combien de personnes sortent dans l'espoir de trouver quelqu'un ?
Il faut bien avouer que l'exercice n'est pas facile... Qui oserai dire ouvertement que prendre une douche à 23 heures, se recoiffer, trouver des habits sympas et reprendre sa voiture sans la moindre goutte d'alcool se fait seulement dans l'espoir de danser ?
Puis les codes gays ont bien changé. Il ne suffit plus d'un regard pour prouver à l'autre que nous sommes seuls et prêt à faire des rencontres. Maintenant on se regarde pour le plaisir de se sentir regarder en retour... Plus de second degré, plus de finesse, plus de raffinement, juste du cash.
Entre en couple n'est plus assez suffisant, il faut que les gays se sentent adulés, adorés, regardés. Fini le regard franc et droit, bien centré dans les yeux de l'autre... aucune signification, aucun message : ses yeux noirs charmants ne sont rien face à sa bouche que son mec vient d'embrasser.
Cruel jeu de narcissisme qui ne connaît de fin moins humiliante... Non, tant pis, je garde ma fierté et je continuerai à danser à côté de lui comme si ce mensonge marital ne m'avais pas affecté. Danser ou continuer ces jeux de regards qui comme les roulettes russes signent des petites morts (spirituelles) ?
Danser ? Non, les gens n'aiment pas danser, c'est vrai regardez les boîtes avant 1 heure du matin, il faut attendre les 3 grammes (d'alcool) ou les 1 gramme (de C) ou les quelques milligrammes (d'extasie) pour que les gens dansent. S'ils venaient sincèrement pour ça, ça serait la fiesta des 22 heures et on aurait les temps de prendre une douche salvatrice avant de s'endormir...
Heureusement pour se sortir de ce marasme non culturel, il vous reste les amis, ce qui ne vous jugent jamais quoique vous fassiez, qui sont toujours là quand vous pleurez, vous avez des passages à vide. Avec eux le réel plaisir de danser existe, pas de tricherie, pas d'orgueil, pas de séduction, juste le plaisir du moment d'être ensemble et nos regards, eux, sont vrais, francs et sans détournements possibles.

Alors que les mammouths, les ours et autres animaux ont déjà connus les migrations polaires, ne sommes nous pas simplement revenu quelques millénaires en arrière ? A vrai dire il suffit de se poser sur le pont de l'autoroute pour constater le flux de feux rouges arrière de voiture en direction de la ville tandis que 4 heures après on peut observer le même ballet de phares blancs. L'époque glacière est belle est bien finie mais nos réflexes préhistoriques ne sont ils pas trop en ébullition le samedi soir pour accepter cette belle migration urbaine vers l'espoir de trouver l'amour ?
# Posté le lundi 14 juillet 2008 06:33
Modifié le dimanche 03 août 2008 04:49

Post 2 - Artifice du ciel pour CDD dans le coeur

Post 2 - Artifice du ciel pour CDD dans le coeur
Le 14 juillet reste le symbole de la liberté du peuple français. La seule liberté que nous avons deux siècles plus tard reste de s'entasser dans des navettes à la nuit tombée et crier au miracle parce qu'elles sont gratuites.
Etre bloqué dans 16 mètres carrés roulant avec un panel relativement complet de la population montpellieraine demeure malgré tout une épreuve. Aie aux mauvaises odeurs, aie aux têtes qui font peur et aie aux déodorants bon marché qui inondent mes narines au point d'amplifier chaque virage arboré par le bus.
Mais dans quel but allons nous tous voir ce spectacle de 20 minutes ? L'homme dans la vie comme dans l'amour cherche-t-il la féerie éphémère ?
Mon amour reste Montpellier et ce soir je vais communier, faire l'amour avec ses habitants. L'heure du grand rendez vous a sonné, tout le monde est là, tous même ceux que vous ne voulez pas. Le mot populaire n'a jamais aussi bien porté son nom.
Premier feu, première illusion, premier bruit. La sensation est intense, des images pleins les yeux, l'espoir que cette magie dure une éternité, puis tout s'intensifie, tout va plus loin, nous sommes tous les yeux humides portés vers le ciel avec cet espoir sophistiqué.
Une vraie alchimie se créée, seuls des ah des oh peuvent s'échapper de la bouche de mes nombreux partenaires. Le son est assourdissant, nous sommes aspirés par ces feux, le moment est propice à la perte de conscience de ce qui fait notre vie. Il est vrai que nous n'avons plus aucune pensée envers les voitures garées sur la voie rapide, envers les pompiers qui transportent les personnes évanouies, plus aucun de bruit de perceptible, juste ces odeurs d'apparats corporels modernes mélangés à la poudre.
Alors que cette ambiance atteint son paroxysme et que nous sommes tous proches de la jouissance, la réalité me revient comme un boomerang. Ca y est tout est fini, nous allons tous rentrer nous coucher, nous n'avons plus rien à attendre de ce 14 juillet.
Et si les relations amoureuses n'étaient qu'un immense feu d'artifice avec un départ timide, une accélération magique et une fin dans le noir avec une vieille odeur de poudre rance ?
Alors dans ce cas, nous avons droit à une seule relation par an, intense, cyclique, mais avec un début et une fin. Une espèce de CDD amoureuse qui serait dans tous les codes de la démocratie républicaine.
Et si finalement l'homme avait peur de l'engagement et que seule les relations cloisonnées lui soient acceptables ?
# Posté le mardi 15 juillet 2008 06:18
Modifié le dimanche 03 août 2008 04:48

Post 3 - Sentiments en provenance de ... à destination de

Post 3 - Sentiments en provenance de ... à destination de
Dans la vie d'un citadin normal, de ce monde montpellierain, tout homme sait qu'il a à faire au moins une fois à un encombrement dans l'année. Celui-ci peut être psychique, physique ou matériel. Alors quoi de plus normal que de penser encore et sans cesse à notre vie, prendre des laxatifs ou prendre les transports en commun.
N'existe-t-il as une corrélation entre les modes de transport urbain et les sentiments amoureux ?
Et si notre vie sentimentale n'était qu'une ligne de métro ?... C'est réel, on attend souvent longtemps le départ et le quai est solitaire et tourné toujours dans la même direction. Puis on démarre doucement pour mieux trouver sa place, éviter les tournants trop brusques et surtout éviter de tomber à nouveau. Chaque station marque une étape amplement méritée... Noël, cadeaux d'anniversaire, Saint Valentin... Mais comme chacun le sais, plus on avance plus on se rapproche du terminus. Alors est-ce qu'il vaut mieux acheter, dès le départ et sans conviction, un ticket aller-retour pour doubler le temps de transport ou mieux vaut-il rouler en solitaire sur sa route en parallèle avec une vue détachée?
Bien sur on peut faire le choix du TER, qui n'a d'express que l'arrivée sans avoir vue une seule fois son c½ur pris de mouvements saccadés lors de voyage...
Ou alors, si la chance se présente, il est préférable monter à bord d'un TGV, la distance à parcourir reste longue, les prix compétitifs et la rapidité d'exécution ne laisse aucun temps à la réflexion ce qui oblige à vivre avec excitation le moment présent.
Alors même si la ligne suit toujours les mêmes rails, qu'est ce qui nous empêche de courir aux guichets idTGV pour repartir de ce pas ?
Peut-être avons-nous simplement peur, peur de monter dans ce bus incertains au milieu d'inconnus et surtout peur de se retrouver coincé les vitres fermées sur un boulevard faute de couloir de bus prioritaire. Quitte à attendre, autant le faire seul dans sa voiture et n'avoir personne à 15 cm de soi au point de baisser son mp3 de crainte de la déranger.
Mais de nos jours, avec internet il faut être malin, et croire au covoiturage, une entente parfaite, avec de règles strictes dès le premier voyage qui ne laisse aucune mauvaise surprise. Certes, tout est attendu mais pas forcément désagréable... Une espèce de fast-voyage pour une real-relation.
Et si vous ne croyez pas en cet espoir, il vous reste le taxi, un prostitute-voyage où seul le mot « argent » est le sujet de ma phrase.
Mais la véritable question qui persiste reste de savoir si les hommes sont faits pour voyager à 2 ?
# Posté le samedi 19 juillet 2008 19:56
Modifié le dimanche 03 août 2008 04:46

1 + 1 vaut-il toujours 2?

1 + 1 vaut-il toujours 2?
Dans la nature tout marche par deux, deux yeux, deux oreilles, deux jambes, deux testicules, deux ovaires...
Dans le monde moderne 'on' veut que tout marche par deux... des billets de trains moins chers, des réductions au cinéma, des tarifs couples... Le célibataire doit-il être plus fortuné parce qu'il est seul ? Etre seul est-il à ce point si honteux que l'on doit payer notre fardeau par rapport au couple ?
Hormis les anniversaires personnes ne va vous offrir des cadeaux quand vous êtes seul. Personne ne va penser à vous souhaiter un bon célibat alors que l'on se précipite tous sur une liste de naissance, de mariage ou de pacs. Bien sur plus le cadeau est cher plus vous êtes proches de la personne. Et si l'homme construisait des magasins spécialisés en liste de mariage pour célibataire ? Y aurait-il autant de succès que tous ces chauffes biberons ou service trois pièces que l'on peut déjà voir ?
Si l'homme s'accepte et se marie avec lui-même parce qu'il a réalisé que seules ses relations amoureuses le font souffrir et préfère vivre pour lui en paix serait-ce vraiment dangereux de s'éloigner de ce formatage de la vie à deux?
Alors comme je n'aime personne et que personne, en juste retour, ne pense réellement à moi, je vais par l'intermédiaire de ce texte vous dire que je vais prochainement me pacser avec moi-même début septembre. Le mariage étant trop compromettant et ayant peur d'avoir un compte commun avec moi-même, nous avons décidé d'un commun accord que le pacs sera plus adapté pour notre vie à deux. Vous trouverez une liste de pacsage chez Dior et Energie. Je souhaite que nous vivions très heureux, les enfants ne sont pas à l'ordre du jour mais comme tant de personnes dans ce monde nous voulons célébrer cet union pour montrer aux yeux du monde à quel point je pense m'aimer.
Et si la vie à deux est si voulue pourquoi doit-on parler de compromis... Le bonheur n'est pas compromis c'est un sentiment entier que l'on ne peut pas fractionner au gré des désirs de l'autre. Alors vous qui vous aimez, vous qui vous tenez outrageusement la main dans la rue, allez-y essayez de vivre ensemble de manière entière et vous verrez que vous gestes vous les ferez pour l'être avec qui vous êtes et non pas pour vous.
Vivre en couple n'est ce pas simplement la plus simple manière de se perdre soi-même ?
# Posté le vendredi 01 août 2008 07:39
Modifié le dimanche 03 août 2008 04:45

Partir un jour sans retour

Partir un jour sans retour
Partir en vacances dans une ville que l'on ne connaît pas est un peu comme s'engager dans une nouvelle relation amoureuse. La destination nous la connaissons tous dès le départ mais comment être sur de ne pas être déçu par ce nouvel inconnu.
Office du tourisme et meilleurs amis sont-ils donc les rails indispensables à suivre absolument, telles les routes de substitution, pour être certain de voir l'essentiel ?
Et si nous partions simplement sans plans, sans préjugés, sans appréhensions à la recherche de la découverte... Que se passerai-t-il ? Nous tomberions des nues en nous laissons aller le long de ruelles inconnues loin des avenues à touristes et tomberions dans les squares marseillais s'apparentant à des parkings déguisés ?
L'homme est à ce point bien fait qu'il lui faut sans cesse être sur ses gardes et avoir toujours un plan B. Se laisser aller au naturel est finalement contre nature. Un comble.
Son sens de l'orientation et la facilité à ne plus contrôler ses sentiments devient à ce point difficile qu'il est quasi impossible de partir sans gps, portable et toute une panoplie de médicaments pour d'éventuels bobos...
Le nouveau problème devient justement cette peur de l'éventuel...
Peur éventuelle de se perdre, de passer à côté de monuments importants, peur de prendre le métro à contre sens, peur de dire je t'aime et de tomber amoureux.
Alors si un plan comporte les quatre points cardinaux et qu'une voix synthétique nous dis tous les deux cents mètres la voie à suivre, comment parvenir à prendre la bonne route en amour ? Ecouter la voix non synthétique de nos amis ? Ou simplement écouter sa propre voix intérieure ?
# Posté le mardi 19 août 2008 07:51